Géolologie

Texte principal d'après la thèse « les calcaires carbonifères d'ARDENGOST. 1971 » et résumé corrigé par

Marie Françoise PERRET MIROUSE 

 

Les calcaires d'Ardengost ou Calcaires Serpoukhoviens d'Ardengost.

 

En 1970, une courte note de B. MAMET indique un age viséen supérieur de la Formation des calcaires d'Ardengost sur la base d'observation de la micro faune de Foraminifères prélevés en quelques points du massif. Cet auteur souligne les analogies qui existent entre ces calcaires et ceux de la montagne noire. Un peu plus tard, Perret et Vachard, 1977, après une nouvelle étude détaillée des Foraminifères et Algues préciseront l'âge serpoukhovien E2 (Namurien inférieur).

 

 

Concernant les terrains primaires de cette partie de la zone axiale des Pyrénées, d'importants problèmes structuraux se posent. Il s'agit là de formations ayant subi sur les effets de l'orogenèse hercynienne puis de la tectonique Alpine. Comme pratiquement dans  toutes des Hautes Pyrénées, la direction principale du massif d'Ardengost est de Nord 110 degrés. A partir des cabanes de Jézeau en direction de l'Est, cette direction devient Nord 90.

La bande calcaire principale qui nous intéresse est celle démarrant aux grottes préhistoriques et se terminant au bois de Jézeau, longue de 6 km, large de 900 m au bois de la Hèche, 400 m à l'entrée du Charentais et de 150m à l'intersection de la roulotte.

 

Le secteur du bois de Caussihour à l'Ouest, qui s'éffiloche jusqu'au village d'Aspin Aure ne nous intéresse pas car en rive gauche de la Neste. Si sur le flanc occidental du pic d'Areng  un gouffre de 350m de profondeur a été exploré par l'ami Jacques Jolfre, il se situe dans des formations détritiques qui constituent l'encaissant des calcaires d'Ardengost, il s'agit de grès et pélites qui se situent en apparente continuité stratigraphique avec les calcaires.

 

Le pendage des couches se fait le plus souvent vers le N et le N NE, ces pendages sont fortement redressés vus de l'extérieur mais en bancs plats vu de l'intérieur.

Sur la bordure méridionale de l'ensemble calcaire, au sud des grottes de Peyrère, à la limite du bois de la Hèche et dans le bois de Jézeau, la schistosité et la stratification ont des directions et pendages comparables, les séries schistosés reposant sur les calcaires. Ce dispositif est normal sur le flanc méridional d'une antiforme dont les calcaires occupent le cœur.

 

Les critères sédimentologiques et stratigraphiques permettent de considérer que l'ensemble des calcaires  d'Ardengost est de façon générale plus ancien que les dépôts détritiques. La dolomitisation est un phénomène important dans ces calcaires, 60 % de ces roches sont partiellement dolomitisées. Les filons de calcite sont communs également dans ces calcaires.

 

La boue carbonatée indique un milieu de formation peu agité, nous sommes en présence d'une sédimentation  marine de faible profondeur sur une aire à subsidence prononcée puisque nous l'observons sur une épaisseur importante. Un soulèvement dû à des déformations a mis fin à cette période.

L'existence d'une zone de hauts fonds, relativement étroite et allongée, ou les eaux étaient bien aérées, claires, relativement chaudes et de salinité normale permit aux algues de proliférer dans un domaine jusque là soumis aux épandages détritiques. La présence de ces algues contribua à diminuer l'agitation des eaux et leur teneur en CO 2.

 

En conclusion : La Formation des calcaires d'Ardengost est constituée de deux ensembles différents :

- des calcaires massifs gris à patine claire, finement cristallisés et à stratification peu apparente. Ils contiennent des crinoïdes, des bryozoaires et des polypiers massifs ou fasciculés.  Leur épaisseur varie entre 300 et 500m.

- des calcaires lités formés de banc d'épaisseur variable, plutôt minces, parfois sombres et riches en particules argileuses. Ils renferment une macrofaune abondante et diversifiée. Leur épaisseur beaucoup plus faible que celle de la barre massive varie de 50 à 60m.

 Les premiers constituent  l'essentiel des affleurements alors que les seconds apparaissent surtout en bordure septentrionale. Sur la bordure méridionale, le contact entre le calcaire massif et les formations détritiques est souvent jalonné de niveaux plus ou moins conglomératiques.

L'analyse stratigraphique a permis de mettre en évidence les calcaires massifs et des calcaires en banc. Ces calcaires sont généralement surmontés de formations détritiques à grain fin. Nous pouvons envisager de replacer les calcaires d'Ardengost dans le cadre des schémas paléogéographiques concernant le domaine pyrénéen durant le Carbonifère inférieur. Ce bassin viséo-namurien pouvait correspondre à un bras de mer faisant parti d'une mer transgressive déjà présente dans les Asturies. Vers la fin du Viséen et au début du Namurien, la phase « Sudète » de l'orogenèse Hercynienne  entraîna la surélévation des reliefs déjà existants, l'érosion qui suivit alimenta le bassin Carbonifère Pyrénéen en matériaux clastiques, uniformisant ainsi la sédimentation namuro-westphalienne et provocant de la sorte l'envasement et l'étouffement des populations d'Algues qui avaient largement participé à la construction des calcaires d'Ardengost.

 

 

La Bigorre, qui correspond à la partie centrale de la chaîne, est une région complexe. La sismicité y change de style (concentrée à l'ouest, diffuse à l'est), ainsi que le régime des contraintes. Les études ont permis de préciser les failles actives et leur mode de fonctionnement, et de montrer la présence d'une structure inverse active d'orientation NO-SE se branchant très probablement sur la faille Nord Pyrénéenne vers 12-15 km de profondeur. DE BROAS - MIROUSE

 

Pour la cristalisation du gouffre et de ses aragonites jaunes, ce qu'il faut savoir maintenant c'est sous qu'elle forme le strontium est placé dans les concrétions .
Est il en forme individualisé, sous la forme de carbonate de strontium
par exemple ou bien en remplacement d'ion Ca par des ions Sr dans le
réseau cristallin (ou bien les deux ?) Je vais voir ce que je peux
faire pour aller vers une proposition de solution (si ce n'est "la"
solution !).

Le carbonate de strontium (Strontianite) est orthorhombique, il est
donc normal qu'il aille de préférence dans l'aragonite. La plupart du
temps le strontium se trouve vers les 100 ppm mais on peu atteindre 1500
ppm. Le strontium est situé en quantité assez important dans les
carbonates marins.

Patrick Cabrol - DIREN



Article ajouté le 2007-10-20 , consulté 633 fois

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